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Parkings commerciaux : entre nouvelles contraintes réglementaires et mutation des attentes clients

Parkings commerciaux : entre nouvelles contraintes réglementaires et mutation des attentes clients

Sous l’effet d’un cadre réglementaire qui se renforce, les parkings commerciaux doivent intégrer de nouvelles obligations en matière d’équipement, d’énergie et de recharge électrique. Dans le même temps, selon les résultats d’une récente étude menée par OpinionWay pour la fédération Perifem, les attentes des consommateurs évoluent vers davantage de services et de digitalisation, malgré une prédominance persistante de la voiture pour faire ses courses.

À l’heure où les politiques publiques tendent à accélérer la sortie des énergies fossiles et le développement du véhicule électrique, les parkings commerciaux sont directement concernés par une évolution rapide du cadre réglementaire, qui redéfinit leur conception et leur exploitation.

Dès cet été, les aires de stationnement devront être ombragées et/ou équipées de panneaux photovoltaïques, une orientation destinée à renforcer leur rôle dans la production d’énergie et l’adaptation au changement climatique. Les lois “Climat et résilience” et APER (“Accélération de la production des énergies renouvelables”) imposent ainsi l’installation d’ombrières solaires sur les parkings de plus de 1 500 m2, ainsi que sur les toitures de plus de 500 m2, avec un minimum de 17,5 % de la surface concernée. Une première échéance est fixée au mois de juillet pour les parkings de plus de 10 000 m2, avec la possibilité d’associer panneaux solaires et dispositifs végétalisés. Cette obligation est appelée à s’étendre à l’ensemble des surfaces de plus de 1 500 m2 à l’horizon 2028.

Parallèlement, le déploiement des infrastructures de recharge électrique est encadré par la loi LOM de 2019 (“Loi d’orientation des mobilités”), qui impose un minimum de 5 % de places équipées dans les parkings existants. Pour les parkings neufs, au moins deux places doivent être équipées et 20 % des emplacements doivent être pré-équipés. Ce cadre est en outre amené à évoluer, avec un renforcement prévu d’ici 2027, notamment via le projet de loi DDADUE (projet de loi portant “diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne”), avec des objectifs pouvant atteindre 10 % de places équipées pour les parkings existants et 20 % pour les nouveaux, tout en maintenant une certaine flexibilité selon les usages et la puissance des installations.

Dans ce contexte réglementaire en constante transformation, les résultats du premier chapitre de la récente étude OpinionWay pour Perifem (“Fédération technique du commerce”), consacrée à l’avenir des courses en magasin pour ces dix prochaines années, mettent en évidence une évolution des usages et des attentes des consommateurs vis-à-vis des parkings commerciaux. Édifiant.

La voiture demeure le mode de déplacement majoritaire pour faire ses courses, avec 82 % des répondants déclarant qu’ils y auront recours au moins autant qu’aujourd’hui dans le futur, dont 14 % plus souvent. La marche à pied apparaît comme le second mode envisagé, avec 63 % des Français qui prévoient de l’utiliser autant ou davantage. En parallèle, 48 % des répondants indiquent qu’ils feront leurs courses à distance au moins aussi souvent qu’aujourd’hui, traduisant une combinaison croissante entre canaux physiques et digitaux. Les autres modes de transport restent plus marginaux, avec 35 % d’usage potentiel pour les transports en commun, 31 % pour les mobilités douces et 24 % pour le covoiturage.

Les attentes exprimées par les consommateurs repositionnent le parking comme un espace allant au-delà du simple stationnement. Interrogés sur les aménagements souhaités, 79 % des répondants citent en priorité des services du quotidien. Parmi eux, 64 % souhaitent la présence de zones de collecte de déchets telles que piles, bouteilles ou petits appareils, tandis que 30 % évoquent des équipements pratiques comme des laveries, des casiers réfrigérés ou des stations de lavage. Les attentes liées aux infrastructures de mobilité concernent 70 % des répondants, avec notamment 46 % qui mentionnent la présence d’une station-service et 33 % des espaces dédiés aux mobilités douces accompagnés de services associés.

Les enjeux de confort et d’adaptation aux conditions climatiques sont également fortement présents, 69 % des répondants exprimant un besoin de solutions d’ombrage. Parmi eux, 62 % privilégient des zones végétalisées avec arbres ou plantations, tandis que 31 % mentionnent les panneaux photovoltaïques. L’accessibilité constitue un autre axe attendu, avec 54 % des Français qui évoquent des besoins spécifiques, notamment des places réservées aux personnes à mobilité réduite, citées par 45 % des répondants et des emplacements dédiés aux familles, aux personnes âgées ou en situation d’incapacité temporaire pour 38 %.

La digitalisation du stationnement apparaît également comme un levier d’évolution. Selon les premiers résultats de cette étude OpinionWay pour la fédération Perifem, 67 % des répondants souhaitent être guidés vers les places disponibles, 62 % connaître à l’avance le nombre de places et 53 % bénéficier d’un stationnement prioritaire garanti. Les services liés à la recharge électrique suscitent aussi de l’intérêt, avec 45 % des répondants favorables à l’affichage des prix, 39 % à des informations sur la disponibilité et 35 % à la possibilité de réserver une borne. Enfin, 40 % des consommateurs se déclarent intéressés par la possibilité de réserver une place de stationnement à l’avance, illustrant une attente croissante en matière de services connectés.

            (Source : Étude OpinionWay pour Perifem.)

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