La CNEF salue les orientations du gouvernement sur la fiscalité et la transmission des entreprises
Dans le cadre du Projet de loi de finances 2027, la CNEF accueille favorablement la baisse annoncée de la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés et les mesures envisagées pour faciliter la transmission et la reprise des entreprises. L’organisation professionnelle appelle également au maintien du “Pacte Dutreil” et à une réflexion plus large sur la fiscalité pesant sur les entreprises.
Dans un communiqué en date du 14 septembre dernier, la CNEF (Confédération nationale de l’équipement du foyer) a réagi aux orientations annoncées par le gouvernement dans le cadre du PLF 2027 (Projet de loi de finances 2027) en matière de fiscalité et de transmission des entreprises.
L’organisation professionnelle se dit notamment favorable à la diminution annoncée de la surtaxe sur l’impôt sur les sociétés, qu’elle considère comme un premier pas vers un environnement plus favorable à l’investissement et à la compétitivité de ses adhérents. Elle souhaite toutefois que cette évolution s’accompagne d’une réflexion plus large sur le poids et la structure de la fiscalité pesant sur les entreprises. La CNEF rappelle également que cette surtaxe, « par nature exceptionnelle », doit justement conserver ce caractère exceptionnel et ne pas s’inscrire durablement dans le paysage fiscal français.
Sur le volet de la transmission, la CNEF accueille également favorablement les propositions avancées dans le cadre du “Pacte Papin” en faveur de la transmission et de la reprise des entreprises, conjointement au nécessaire maintien du “Pacte Dutreil”. L’organisation souligne que de nombreuses entreprises devront organiser leur transmission au cours des prochaines années, avec un enjeu particulier dans l’équipement du foyer, où les TPE et PME représentent 85 % des entreprises. Elle estime que faciliter ces opérations, notamment lorsque des solutions de reprise peuvent être envisagées avec les salariés, permet de préserver l’activité, les emplois, les compétences et l’implantation locale des entreprises.

Pour la CNEF, ces questions interviennent alors que les entreprises du secteur font face à des transformations de leurs marchés, tout en devant investir dans leurs réseaux, préserver l’emploi et accélérer leur transition environnementale et numérique.
L’organisation en profite pour rappeler qu’elle représente 70 enseignes et 7 500 magasins dans l’ameublement et les accessoires d’intérieur, l’électroménager, les cuisines, la literie, la téléphonie, le luminaire, ainsi que les revêtements de sols et murs. Cet ensemble emploie 133 000 salariés couverts par les deux conventions collectives de la distribution de l’ameublement et de l’électrodomestique.
« Les orientations annoncées vont dans le bon sens : encourager l’investissement et faciliter la transmission, c’est d’abord donner aux entreprises les moyens de se projeter dans la durée », déclare Katia Euzen, présidente de la CNEF. Elle ajoute que, pour les enseignes et entreprises de l’équipement du foyer, « la stabilité fiscale et la sécurisation du Pacte Dutreil sont essentielles ». La présidente de la CNEF souhaite enfin que cette dynamique soit prolongée, « afin que la fiscalité accompagne davantage ceux qui investissent, développent leur entreprise et préparent sa transmission ».
