Parlons Literie réaffirme sa nouvelle trajectoire et déploie une stratégie de visibilité renforcée
Réuni début février à Paris, le collectif Parlons Literie a détaillé les effets de son repositionnement engagé en 2025 et présenté une feuille de route 2026 centrée sur l’accélération de sa visibilité et la valorisation de ses adhérents. Hausse des investissements digitaux, objectifs renforcés en audience et mise en avant des membres de l’association, dessinent une stratégie offensive dans un marché encore sous tension.
Réunis le 4 février dernier à “La Fabrique Marais”, espace événementiel de 500 m2 situé, comme son nom l’indique, dans l’un des quartiers les plus branchés de la capitale, le Marais, les membres du collectif Parlons Literie ont dressé un bilan détaillé de l’année écoulée et précisé leurs orientations pour 2026. Dans un contexte de marché jugé tendu, l’association assume plus que jamais un positionnement plus affirmé que par le passé, voire militant, centré sur l’information du consommateur et la défense d’une literie qualitative et responsable.
Dès l’ouverture de ces 7es “Rencontres”, François Duparc, président de Parlons Literie, est revenu sur l’inflexion stratégique engagée début 2025. Et de rappeler que le collectif a effectivement choisi de recentrer sa mission vers le grand public, avec une vocation pédagogique assumée autour du « mieux dormir ». « Nous avons décidé de nous adresser davantage au consommateur, avec une mission d’information et de pédagogie, afin de contribuer à un achat réellement réussi », a-t-il notamment retracé devant les adhérents. Un repositionnement qui, rappelons-le, s’est accompagné d’un ajustement du périmètre de l’association : une base industrielle très majoritairement française, une distribution largement incarnée par les magasins physiques et une posture revendiquée comme plus engagée qu’auparavant.
Sur le plan purement structurel, le collectif compte 49 membres en 2026, contre 53 un an plus tôt, pour un budget fixé à 320 000 euros (versus 326 000 € en 2025). Si les mouvements d’entrées et de sorties ont été évoqués en toute transparence, la direction a surtout voulu insister sur la cohérence du périmètre actuel avec la ligne stratégique définie en 2025 et sur l’adhésion – notable – du réseau Maison de la Literie à l’association.
Côté bilan, un an après le lancement du nouveau concept visant à promouvoir une literie durable et vertueuse, les indicateurs présentés lors de ces 7es Rencontres traduisent incontestablement une montée en puissance tangible. En 2025, le site “parlonsliterie.com” a ainsi enregistré 216 000 visites. Un chiffre d’autant plus significatif qu’il correspond à neuf mois d’activité après le repositionnement. « Nous avons dépassé les 200 000 visites sur l’année avec neuf mois d’activité, ce qui valide la dynamique engagée », s’est ici réjoui Franck Pelagatti, directeur marketing digital. L’objectif est désormais fixé à 275 000 visites en 2026, avec une ambition à moyen terme de 350 000 visites annuelles.

Les retombées médiatiques constituent un autre marqueur fort. Le collectif a recensé 47 « retombées presse » en 2025, dont dix interviews de son président, pour une audience cumulée estimée à 14 millions d’« occasions de voir ». Le communiqué du mois de mai 2025, consacré à la « fast literie » (qui aura “profité” il est vrai d’une actualité porteuse autour des agissements très médiatisés du Chinois Shein), s’est révélé particulièrement performant, générant à lui seul 19 retombées, parmi lesquelles une interview de François Duparc dans l’émission radio “C’est bon à savoir” sur Sud Radio et un article dans le magazine “déco et design” IDEAT. « Nous sommes pleinement dans notre rôle de référent marché », a estimé à ce sujet Jean-Bernard Vole, directeur stratégie et communication. Pour 2026, la cible est relevée à 70 retombées presse (avec un accent renforcé sur les formats télévisés afin d’élargir encore l’exposition), pour un total de quelque 34 millions d’« occasions de voir ».
Sur les réseaux sociaux, la progression s’avère également plus que conséquente. Les contenus du collectif ont totalisé plus de 8,5 millions de vues en 2025 sur Instagram et Facebook. Et l’objectif affiché pour 2026 est ambitieux ! : dépasser les 18,5 millions de vues. Cette montée en charge s’inscrit dans une stratégie éditoriale réfléchie, combinant répétition des messages clés, formats adaptés aux codes des plates-formes et dispositifs tels que des micros-trottoirs destinés à ancrer les prises de parole dans le vécu des consommateurs.
Derrière ces résultats et ces perspectives, les allocations budgétaires traduisent des choix stratégiques on ne peut plus clairs : près de 60 % des ressources sont consacrés à la communication vers le grand public. Dans ce cadre, en 2026, 25 % de ce budget “BtoC” seront spécifiquement fléchés vers l’achat média (“Ad Spend”), avec un renforcement significatif des investissements sur Meta et Google Ads par rapport à l’exercice précédent. L’enjeu consiste à accroître la visibilité auprès des consommateurs en phase de préparation d’achat. À noter : cette stratégie intègre désormais une dimension supplémentaire : l’optimisation de la présence du collectif non seulement sur les moteurs de recherche traditionnels, mais aussi au sein des environnements d’intelligence artificielle générative, devenus de nouveaux points d’accès à l’information.
Le développement accru de contenus constitue d’ailleurs un autre axe fort des actions du collectif sur cette année 2026. Et, dans cet esprit, un partenariat est en cours de finalisation avec Jessica Venancio, une influenceuse spécialisée dans l’univers de la maison, également chroniqueuse TV, afin de produire une série de vidéos. L’objectif est double : adapter les messages aux codes des réseaux sociaux et bénéficier de la résonance de sa communauté, estimée à environ 40 000 abonnés sur Instagram. « Elle portera nos messages dans un format plus incarné, avec des codes adaptés et un impact renforcé », a notamment expliqué Jean-Bernard Vole.

“Last but not least” : la valorisation des adhérents s’impose comme une priorité assumée depuis le « relaunch » de 2025. Pour ce faire, deux nouvelles rubriques ont récemment été mises en ligne sur le site du collectif. La première présente les entreprises membres (marques et enseignes) ; la seconde, baptisée “La carte du collectif”, recense les 31 sites industriels des adhérents. Pour François Duparc, cet outil répond à une attente croissante de transparence : « Le consommateur veut savoir à qui il a affaire et où sont implantés les sites de production. Nous nous devons d’apporter ces informations. » La démarche vise à renforcer la visibilité industrielle des membres et à matérialiser l’ancrage territorial du collectif.
En fin de “Rencontres”, deux interventions ont apporté leurs éclairages complémentaires. Vincent du Granrut, responsable de la filière ameublement au sein de l’éco-organisme Ecomaison, a rappelé combien la filière devait accélérer sa transition vers des modèles plus circulaires et intégrer davantage de matières recyclées dans ses process. De son côté, Christophe Gazel, directeur général de l’IPEA – Institut de la Maison, a présenté les principaux enseignements de la dernière édition de “l’Observatoire literie, sommeil et santé”. Si l’intégralité des résultats reste réservée aux membres et partenaires du collectif, l’étude (menée auprès de 10 000 ménages interrogés via une enquête en ligne en décembre 2025) met notamment en évidence l’importance déterminante des canaux digitaux dans le parcours d’information et souligne des marges de progression encore significatives autour des thématiques de santé, de l’essai en magasin et de la valorisation de la production française.
Au terme de cette matinée, le message est clair : après une année 2025 marquée par un repositionnement stratégique, Parlons Literie entend accélérer en 2026. Accroissement de la pression média, montée en puissance du digital, intégration des nouveaux environnements d’IA et mise en avant renforcée des industriels, composent une feuille de route ambitieuse. Dans un marché concurrentiel et parfois brouillé par des offres à bas coût, le collectif assume désormais un rôle plus affirmé dans la construction du discours sectoriel et dans la pédagogie auprès des consommateurs.
