Le marché français du mobilier domestique recule de 4,2 % en février 2026, confirmant une tendance baissière durable malgré un bon début d’année, avec un repli cumulé de 0,2 % sur le bimestre. Dans un environnement contrasté, la cuisine reste le seul segment en croissance, tandis que les pure players tirent leur épingle du jeu, à l’inverse des circuits traditionnels. Sous pression du contexte économique et d’effets calendaires défavorables, les perspectives à court terme demeurent peu enthousiasmantes.
Le marché français du mobilier domestique a enregistré un repli conséquent en février dernier, avec une baisse de 4,2 % par rapport à février 2025, selon la note de conjoncture de l’IPEA – Institut de la Maison. Ce recul intervient après un mois de janvier dynamique, soutenu par les soldes et un effet calendaire favorable avec un samedi supplémentaire.
Cette contre-performance de février s’inscrit dans une tendance désormais durable, remarque l’institut. Le mois enregistre en effet un cinquième exercice consécutif de baisse, après le rebond exceptionnel (de plus de 20 %) observé en 2021, dans un contexte de rattrapage post-crise sanitaire. Sur la période 2021-2026, l’activité de février affiche ainsi une contraction supérieure à 25 %.
Dans le détail, ce mois de février 2026 se caractérise (« comme d’habitude », serions-nous tentés de dire) par de fortes disparités entre acteurs. Au sein d’un même circuit de distribution, certaines enseignes parviennent ainsi à dégager des progressions marquées, tandis que d’autres accusent des replis significatifs, traduisant, s’il en était besoin, un marché particulièrement contrasté.
Par segment de produits, la cuisine demeure le principal moteur de l’activité sur ce deuxième mois de l’année et affiche une évolution positive, à rebours des autres catégories, toutes orientées à la baisse. Hors cuisine et literie, le recul du marché atteint d’ailleurs les -2 sur le cumul à fin février.
L’analyse par circuits de distribution met également en évidence des évolutions pour le moins différenciées. Les spécialistes de la cuisine, après plus d’un an de forte croissance, marquent le pas et reviennent dans la tendance générale, tandis que les pure players signent les meilleures performances du mois. À l’inverse, tous les autres circuits sont orientés à la baisse, parfois de manière prononcée, à l’image de l’ameublement milieu/haut de gamme.
Au global, le repli de février efface en grande partie la bonne tenue observée en début d’année. Sur le bimestre janvier/février, le marché ressort en léger retrait, de 0,2 % par rapport à la même période de 2025, le seul mois de février pesant à hauteur de 3 points sur le cumul.
Les perspectives à court terme restent orientées à la baisse. Outre le climat géopolitique du moment et la pression exercée par la hausse des prix des carburants sur le pouvoir d’achat des consommateurs, le mois de mars devrait en effet pâtir d’un effet calendaire défavorable, avec un samedi en moins qu’en 2025, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle contraction de l’activité et accentuer le recul du marché à l’issue du premier trimestre.
(Source : IPEA – Institut de la Maison.)
